Revendiquer un revenu de base inconditionnel

Depuis quelques années, les discussions sur le revenu de base inconditionnel (RBI) sont en train de prendre de plus en plus d’importance. Il s’agit de l’idée de verser à chaque personne un revenu fixe sans condition, tout au long de la vie..

Un spectre très large

Les partisan-e-s du RBI sont en général des gens “pragmatiques”, de droite ou de gauche, voulant réformer le système. Pas des révolutionnaires. Un-e partisan-e de gauche insistera plus sur une volonté d’en finir avec la pauvreté, tandis qu’un libéral insistera plus sur des effets positifs sur l’économie à espérer. Mais avec des angles de vue différents, ils/elles peuvent se retrouver sur la revendication commune d’un RBI. Le spectre de celles/ceux qui soutiennent ou envisagent le RBI devient de plus en plus large : d’ATTAC à Alain Madelin, de Christine Boutin au Parti pirate, de Julien Bayou (EELV) à Frédérick Lefebvre (LR), du Monde diplomatique au Cercle des Jeunes Dirigeants, de Marine Le Pen à Black Lives Matter, des décroissants aux transhumanistes… Le RBI se retrouve donc de plus en plus envisagé et discuté dans les milieux politiques, y compris dans des institutions (référendum suisse, Sénat français, expérimentations en Finlande, au Canada, aux Pays-Bas…).

Hantises à l’extrême gauche

A l’extrême gauche, nous restons très sceptiques par rapport à tout ce mouvement. Au NPA nous n’avons pas écrit grand-chose non plus, et un des seuls articles prend un exemple assez particulier (la rente pétrolière en Alaska, qui alimente un faible dividende de 150€ depuis 1976) et en fait une critique du RBI. Lutte ouvrière titre “Revenu universel : un projet qui cache une escroquerie”, sans trop argumenter sur le principe. Cette réticence provient sans doute du fait qu’à première vue, cette revendication ne cadre pas avec notre grille de lecture. Il ne s’inscrit pas dans une logique de lutte de classe, ni même dans les revendications classiques du mouvement ouvrier (augmentation des salaires, droit à l’emploi…). Au contraire, il semble y tourner le dos, en voulant séparer partiellement le revenu du travail.

Certes, en tant que communistes, nous visons une société dans laquelle « chacun-e contribue selon ses moyens et consomme selon ses besoins », une société sans précarité matérielle, tout en ne reposant pas sur l’aliénation consumériste. Une société où le travail n’a plus à être compté, et n’est donc plus lié au revenu.

Mais en tant que marxistes, nous pensons que l’on ne peut pas passer sans transition du capitalisme au communisme, en remplaçant soudainement des valeurs méritocratiques par des valeurs communistes. Le cœur de notre stratégie révolutionnaire a toujours été de nous appuyer sur les contradictions du capitalisme, la crise et la lutte des classes, pour parvenir à une révolution avec les exploité-e-s tels qu’ils/elles sont. Dans la première phase (le “socialisme”), la priorité serait de partager entre toutes et tous le travail, et donc les moyens de produire démocratiquement les richesses. Pour Marx, il y avait toujours dans cette première phase des traits hérités de la société capitaliste, en particulier dans la sphère de la “distribution” : argent, revenus différents en fonction du travail…

Ce qui a changé

Nous restons convaincus de la nécessité d’une révolution, parce que la crise du capitalisme accentue la lutte de classe, et parce que la classe dominante ne laissera pas son immense pouvoir économique sans résister violemment.

Mais il faut reconnaître que la société, tout en restant capitaliste, a beaucoup évolué depuis le 19e siècle. Une accumulation de réformes ont instauré des mécanismes de redistribution qui conduisent à des revenus “hors emploi” : pour les chômeur-se-s, pour les retraité-e-s, pour les malades, pour les personnes handicapées… La fonction publique, qui était à l’origine une petite bureaucratie de l’Etat capitaliste, est devenue une sphère assez large qui incorpore une part importante de travailleur-se-s (tout en gardant sa fonction originelle). Or la condition des fonctionnaires est assez différente de celle des salarié-e-s du privé, et leur revenu n’est pas issu d’un travail directement quantifiable. On ne peut que constater que les concessions que les luttes ouvrières ont arrachées à la classe possédante ont déplacé le curseur de ce qui est “socialement acceptable”.

La morale du travail est plus affaiblie qu’à l’époque où Paul Lafargue écrivait Le droit à la paresse, et des éléments qui relèvent partiellement de valeurs communistes commencent à être envisagés. Il serait paradoxal de nous opposer aux logiques « communistes » au nom de l’étape « socialiste »…

Malgré tous les reculs imposés par les néolibéraux, les capitalistes ne pourraient pas supprimer la totalité de ces acquis. C’est sans doute pour cette raison précise que des néolibéraux en viennent à embrasser l’idée de RBI. Pour eux, cela a l’avantage central de rendre plus acceptable la précarisation du travail (qui est la condition n°1 pour favoriser la compétitivité des capitalistes) en créant un filet de sécurité plus solide que les aides actuelles.

Roue de secours du capital ?

Ce baiser empoisonné des néolibéraux refroidit évidemment les anticapitalistes. Normal. Nous ne voulons pas que cette société puisse tranquillement continuer à fonctionner avec ses PDG et ses exploité-e-s. Certains rejettent donc catégoriquement l’idée de RBI. Mais il ne paraît pas si évident que le principe d’un RBI, même dans le cadre du capitalisme, soit forcément anti-social.

La première question est celle du montant du RBI. Le Mouvement français pour le revenu de base (MFRB) reconnaît qu’il est traversé par des débats, entre un RBI au niveau du RSA, un RBI suffisant pour “vivre dignement”, ou un RBI le plus élevé possible (logique de dividende). Cette question est indissociable de celle du financement. Si ce sont des impôts comme la TVA qui augmentent, c’est une injustice. Si ce sont des impôts progressifs comme l’impôt sur le revenu, c’est une redistribution. Mais pour ce qui nous intéresse, les RBI « de gauche » impliquent une redistribution fiscale assez conséquente. Le schéma est globalement :

  • le RBI remplace certaines allocations, à commencer par le RSA,
  • le RBI est versé à tout le monde, et donc implique une forte augmentation de l’impôt sur le revenu,
  • pour les plus pauvres, le RBI apporte un gain net, pour les plus riches, l’impôt sur le revenu « reprend » largement plus que le RBI ne donne.

Le MFRB est bien conscient que cela peut soulever des conflits : « S’il est possible de mettre en place un revenu de base au niveau du RSA sans trop réduire le revenu disponible des ménages les plus aisés, ceux-ci pourraient être réticents à accepter une hausse du revenu de base au-delà du RSA qui conduirait à une baisse de leur revenu disponible. »

En lui-même, le mécanisme du RBI est potentiellement très redistributif. Les principaux arguments « de gauche » contre le RBI sont plutôt des suppositions sur des conséquences : c’est un cheval de Troie, les patrons en profiteront pour baisser les salaires, pour nous flexibiliser, pour casser la SECU… C’est ce que dit notamment le courant de Mélenchon.

Facteurs progressistes

On retrouve chez beaucoup de partisan-e-s d’un RBI élevé une volonté de taxer les riches. Il est donc faux de caricaturer comme le fait Lutte ouvrière en disant : « Dans tous les cas, ce seraient donc les travailleurs eux-mêmes qui financeraient. »

Quel serait l’effet de l’instauration d’un RBI sur les salaires directs (versés par les patrons) ? Même si a priori c’est un facteur indépendant, on peut s’attendre à ce qu’ils baissent de l’équivalent du RBI. Le RBI reviendrait donc de fait à socialiser une partie du salaire. Mais cette socialisation a aussi un effet positif à prendre en compte : elle peut diminuer la peur de perdre un emploi, il peut augmenter notre rapport de force vis-à-vis des patrons (nous serions moins obligé-e-s d’accepter n’importe quel job).

Par ailleurs, même en supposant un montant proche de celui des allocations et du RSA, c’est-à-dire une « somme théoriquement égale », le fait de basculer vers un revenu inconditionnel est une vraie aide pour les travailleur-se-s pauvres. Aujourd’hui, 1/3 des ménages éligibles au RSA socle et 2/3 des personnes éligibles au RSA activité (complément pour les bas salaires) ne le touchent pas, souvent parce qu’ils/elles sont sous-informé-e-s ou ne s’en sortent pas avec les démarches administratives (et ce sont justement les pauvres qui font le plus face à ces problèmes). Enfin, le caractère inconditionnel respecte bien plus la dignité des personnes, réduit la stigmatisation sociale, et coupe court aux velléités des réactionnaires de “couper le RSA” à celles/ceux qui ne cultiveraient soi-disant pas assez leur “employabilité”. Il est juste en tant que révolutionnaires de se soucier de ce qui peut être une « roue de secours » pour le capitalisme. Mais si nous en arrivons à refuser des mesures qui peuvent avant tout être des « roues de secours » pour les travailleur-se-s les plus pauvres, nous avons un problème. Et nous avons peut-être un problème d’aveuglement favorisé par la composition de nos organisations politiques et syndicales, majoritairement composées de fonctionnaires ou de travailleur-se-s relativement épargné-e-s par la précarité.

Une revendication à s’approprier

Certains anticapitalistes s’évertuent à démontrer que le RBI serait nécessairement un cheval de Troie du néolibéralisme, alors que c’est loin d’être évident. Il est d’ailleurs notable que dans un article plus approfondi sur le sujet, Lutte ouvrière concède « qu’il n’est pas impossible que certaines expérimentations puissent avoir un effet positif pour les plus pauvres, voire pour l’ensemble de la population : le fait que la Sécurité sociale ait été inventée, au bout du compte, pour le plus grand bénéfice des capitalistes, ne signifie pas qu’elle ne soit pas utile à la population. »

Pourtant LO se contente d’une conclusion se plaçant, comme souvent, en totale extériorité à toute actualité : « Rien ne nous permet aujourd’hui de savoir si le “revenu garanti”, que nous avons présenté au début de cet article, sera un jour mis en œuvre par les capitalistes.»

Nous devons avoir une attitude offensive. Non seulement la grande majorité des partisan-e-s d’un RBI ont des motivations profondément progressistes, mais le mécanisme même du RBI comporte des facteurs de progrès social.

Bien évidemment, la grande majorité de ces progressistes a un logiciel réformiste. On le voit par exemple dans leur idée de convaincre rationnellement les riches d’accepter la redistribution fiscale, ou dans l’idée que le « rapport de force » est entre les « détenteurs du capital » (entendus comme financiers) et « l’Etat ».

Mais en termes de stratégie révolutionnaire, il n’y a rien de vraiment nouveau pour nous. Nous devons laisser le sectarisme à ceux qui ont peur d’être tenté-e-s par le réformisme. Nous devons nous saisir de cette revendication, en l’articulant :

  • au refus que le RBI cautionne la précarisation, et que son financement repose sur la classe travailleuse,
  • au fait que les richesses sont produites par la majorité travailleuse et par les générations de travailleur-se-s qui ont précédé, et que la redistribution est tout à fait légitime,
  • à l’idée que le RBI n’est pas une fin pour nous, contrairement à ceux qui croient en une évolution pacifique vers une société égalitaire d’auto-entrepreneur-se-s,
  • à la perspective de ne pas seulement réclamer des revenus, mais de se battre pour l’autogestion généralisée des entreprises, des administrations, des lieux d’étude, des communes… convergeant vers le pouvoir des producteurs associé-e-s.

Ajouts de janvier 2017

Hamon, NKM… Le RBI dans la Présidentielle de 2017

A l’approche de la Présidentielle de 2017, la question du RBI s’invite dans le débat, en particulier grâce au succès de Benoît Hamon qui le défend et qui a polarisé le débat en se faisant attaquer avec des arguments réactionnaires par tous les autres candidat-e-s. Dans la primaire de la droite, NKM (ou encore Poisson) avait de son côté aussi évoqué l’idée, et cela permet de voir concrètement la différence de logique :

  • NKM propose un RBI à 470 €, et un impôt proportionnel (20 % pour tout le monde), donc supprimant la progressivité. Elle s’inspire explicitement du néolibéral Marc de Basquiat.
  • Hamon propose un RBI à 750 €, financé par une réforme fiscale qui se veut progressiste (Bennhamias et Yannick Jadot de EELV proposent aussi des variantes de RBI).

Le RBI tel que proposé par NKM serait une grave régression. Celui de Hamon est sur le papier une mesure positive, vu les pistes envisagées pour le financer : augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu, suppression du quotient familial (injuste et patriarcal), lutte contre les niches fiscales et l’évasion fiscale… et enfin une « taxe sur les robots ». L’idée, simple et logique a priori, est de récupérer les bénéfices créés par la robotisation, et de ne pas laisser les patrons tout empocher.

Le problème, c’est le même que celui de toutes les promesses de politiciens réformateurs : une fois au pouvoir, elles disparaissent ou elles reculent vers l’horizon, comme des mirages. Hamon a lui même déjà modéré son projet de RBI en cours de route, en prévoyant une mise en place plus lente. En prétendant se baser sur une réforme du capitalisme, sur un simple « déplacement du curseur » de la répartition des richesses, le RBI de Hamon se heurte aux obstacles habituels :

  • l’augmentation des impôts sur les riches impose un rapport de force avec la bourgeoisie, qui a toujours un coup d’avance en terme d’évasion fiscale, qui peut faire chantage à la « fuite à l’étranger » alors que nous non, qui fera une campagne médiatique féroce si on menace de réellement s’en prendre à elle…
  • une taxe sur les robots pèsera sur la compétitivité des entreprises (d’autant plus que les secteurs plus technologiques sont les seuls où les vieux pays développés comme la France garde en général une « avance » en terme de compétitivité par rapport aux pays à bas salaires), qui sauront faire du chantage pour finalement rendre la taxe symbolique.

Tant qu’on reste dans la logique de concurrence, tant que les entreprises sont gérées par des capitalistes pour leurs profits, ce sont forcément les versions néolibérales des RBI qui seront plus « viables ». Le RBI n’est pas une « solution miracle » qui serait « gagnant-gagnant » pour les exploiteurs comme les exploités. C’est un objet de la lutte des classes comme le montant des salaires ou la qualité des services publics.

Le «salaire à vie» (Friot) contre le revenu de base ?

Un certain nombre de camarades opposent le salaire à vie défendu par Bernard Friot au revenu de base. Les deux systèmes ont pourtant une logique en commun : les deux s’opposent à la pure méritocratie qui rend le salaire indissociable du travail (salarié). Mais il est clair que Friot et son Réseau salariat veulent aller beaucoup plus loin : c’est l’ensemble des travailleur-se-s qui seraient des fonctionnaires, avec un salaire et un poste garanti.

En tant que communistes révolutionnaires, nous pouvons dire sans hésiter que les idées de Friot sont compatibles avec la société que nous voulons. Mais nous devons aussi être lucides : cela nécessite une économie entièrement planifiée. Comment peut il y avoir un salaire à vie identique et fixe s’il reste des petites entreprises artisanales ou des indépendants ? Jusqu’à présent, notre logique a toujours été de cibler les grandes entreprises, que nous pouvons socialiser lors de la révolution, et de trouver des compromis pour les petits patrons, pour les convaincre de la supériorité du collectivisme, sans contrainte. Quand on l’écoute, Friot espère bien entendu mettre de son côté les PME contre les actionnaires, mais on ne voit pas bien quel est le chemin qu’il compte prendre pour y arriver.

Paradoxalement, d’un côté Friot est réformiste (il défend son salaire à vie sans jamais parler de stratégie révolutionnaire), de l’autre côté il propose de lutter directement pour le salaire à vie et rien d’autre ! En effet il est agressif envers les défenseurs/euses du RBI, qu’il accuse invariablement de défendre une « roue de secours du capitalisme ». Le RBI ne pourrait s’inscrire que dans une logique d’accompagnement de la casse sociale, peu importe si le MFRB dit que « le revenu de base ne doit pas détruire la protection sociale mais en devenir l’un des nouveaux piliers ».

L’argument central de Friot est qu’il y aurait « deux logiques fondamentalement opposées » :

  • Le salaire à vie fondé sur les cotisations sociales, et la Sécu serait une institution fondamentalement ouvrière / socialiste au sein du capitalisme. Ce serait donc l’unique point d’appui pour nos revendications.
  • Le revenu de base qui ne serait pas un salaire, parce que (dans la plupart des modèles) il repose sur la fiscalité (pas la Sécu).

Certes, le MFRB n’emploie pas le vocabulaire friotiste (cotisation, salaire socialisé…). Mais le « revenu de base », surtout dans ses versions de gauche, est défendu comme un repartage des fruits de la productivité moderne, donc du fruit du travail de l’ensemble de la société. Cela revient objectivement à socialiser une partie du salaire. Est-ce que les mots qui nous font plaisir sont plus importants que l’argent bien réel dont tant de personnes ont besoin ?

Quant au financement, la cotisation (qui va dans les caisses «à part» de la Sécu) permet a priori un rapport de force supérieur à la simple fiscalité (qui peut être changée par un gouvernement à chaque loi de finance). Mais cela doit être largement relativisé, la «puissance de l’institution de la Sécu du CNR de 1945» étant largement mythifiée… Depuis 1967, les décisions sur la Sécu (revenant au départ aux syndicats) sont prises à la parité entre patronat et syndicats, et dans la pratique c’est le patronat qui décide, en trouvant suffisamment de bureaucrates dociles parmi les 50% de représentants des syndicats. Et depuis le chômage de masse des années 1970, la part des cotisations par rapport au salaire net n’a fait que s’accroître. On peut se rassurer en se disant que dans le système des cotisations «ce sont les patrons qui payent», mais cela pèse aussi sur les salaires, tout comme la fiscalité pèse de plus en plus sur la classe travailleuse au fil des contre-réformes qui diminue la progressivité des impôts.

La seule chose qui freine réellement la régression sociale, c’est le rapport de force maintenu par les luttes. Donc il faut aussi prendre en compte ce qui est plus susceptible d’engendrer des luttes. Certains font des promesses de RBI qui pourraient se retourner contre eux. Un RBI commun à l’ensemble de la population pourrait favoriser des luttes massives si un gouvernement voulait l’abaisser.

Celles et ceux qui militent aujourd’hui pour le revenu de base « de gauche » ne militent pas « contre la protection sociale », mais pour une nouvelle forme de protection sociale. Elles/ils ne militent pas « contre la Sécu », même s’il y a une sorte d’indifférence (les bureaucraties syndicales qui n’ont pas réellement utilisé leur force pour maintenir la force de la Sécu en sont les premières responsables). Nous faisons une erreur en regardant d’un œil réticent des revendications progressistes, et en les opposant à d’autres points d’appui. Pour améliorer le rapport de force entre les classes, nous avons plutôt intérêt à accompagner la revendication d’un RBI progressiste, inclus ou articulé à la Sécu, et à insister sur le conflit que cela provoque avec les profits capitalistes.

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